Retour sur ces dernières semaines

Hello, voici quelques temps que nous n’avons pas raconté notre quotidien. Alors c’est parti pour un petit retour en arrière, on rembobine ! Arrivés à Grenade mi-juin,

nous avons rapidement rejoint Grenada Marine, le chantier où nous avons sorti Cat et Terres de l’eau. Nous commençons par un petit séjour sur ponton pour entamer le grand nettoyage avant d’avoir de la peinture fraîche à ne pas abîmer. Enfin c’est le grand jour ! On stresse un peu, comme avant un examen presque…. Il faut manœuvrer l’entrée dans la darse qui n’est pas large, puis tout repose sur ces professionnels que nous ne connaissons pas. Il est vrai que leur air non-chaland et leur désorganisation observés ces derniers jours n’inspirent pas la plus grande confiance, mais le chantier sans prétention a bonne réputation ! Alors c’est parti, à 10h, non 12h, non 13h30, enfin 14h30, le travel-lift est prêt, on s’engage dans la darse, Louis et Stella sur le pont pour l’occasion chacun un pare-battage à la main ! Tout se passe bien, les énormes sangles passent sous le bateau, et zou on débarque avant que Cat et Terres ne s’élève hors de l’eau ! C’est assez impressionnant de voir notre maison flottante s’envoler ! Finalement l’équipe comme prévue est très pro et cale bien notre Cat et Terres à terre, de quoi être serein pour nos travaux de peinture à venir ! La météo s’annonce médiocre…. Heureusement il n’y aura qu’une journée complète de pluie nous permettant de finir dans les temps.

La réfection de l’antifouling c’est : un coup de karcher suivi d’un ponçage léger humide, la pose du scotch « anti-bavures », 10 minutes de secouage de pot puis la peinture au rouleau : 2 couches, 3 sur les étraves, la ligne de flottaison, et enfin l’ablation du fameux scotch pour découvrir… Quelques bavures… et de la colle partout… Merci le soleil ! 2-3 heures de nettoyage à l’acétone… Il paraît que le scotch bleu est mieux si ça peut éviter à certains des heures de boulot inutiles…

On rajoute à cela le changement des anodes, le nettoyage des passe-coques

, la remise comme neuve des hélices (gratounette à vaisselle métallique), et vous obtenez un bateau tout neuf prêt à repartir pour de nouvelles aventures !

Pendant ce temps-là Louis et Stella ont fait le plein de séries et films Netflix (on capte super bien le WiFi sur le chantier !) Owen et Solveig ont explosé leur compteur dessins animés !

Le retour à flot s’est bien passé et nous sommes contents ! Nous repartons vers les beaux mouillages tout proches : Le Phare Bleu, juste à côté de l’île privée Calvigny, ici le vent est un peu trop fort et rend le mouillage rouleur et inconfortable du coup nous n’y restons qu’une nuit, malgré le bar sympa avec piscine. Nous nous abritons à Secret Harbour, c’est très beau. La marina est équipée d’un terrain de tennis où les garçons jouerons leur Roland Garros local, d’une piscine où les petits pataugeront avec joie ! Ici nous louons une voiture pour explorer l’île de Grenade et nous adorons. Sa verdure luxuriante, ses cascades, ses bruits d’oiseaux exotiques, ses vergers (citrons, mandarines, oranges, mangues, avocats, cacaoyers, noix de muscade et tout ce que nous ne connaissons pas !), ses barbecues en bord de route, nous en profitons et faisons le plein de vert après tant de mois de bleu ! Il y a aussi tout ce qu’il faut pour faire des courses dignes de ce nom ! Stella pourra en témoigner il y a même des magasins de vêtements portables !

Nous refaisons donc un stop au mouillage de Saint Georges pour faire un bon avitaillement et le plein de gasoil avant notre départ pour les 3 jours qui nous séparent de Bonaire. (Nous n’avions pas mis de carburant depuis Mindelo au Cap Vert !)

Et cette nav’ pour rejoindre les Antilles Néerlandaises alors ?

La première avec des nuits depuis l’arrivée de Louis et Stella. Nous partons un peu plus tôt que prévu pour avoir de la marge et arriver avant le passage d’une onde tropicale sur notre lieu d’atterrissage, du coup le vent au départ est soutenu à 25-27 nœuds, pour la première nuit c’est assez tendu ! Entre Stella et Alice qui vivent mal le passage du jour à la nuit, le bruit du remou derrière le bateau et du vent, la tension de Cat et Terres et pour finir une mer agitée, croisée, heureusement la houle était plutôt arrière…

Dès le début nous nous répartissons les tours de veille : les quarts, entre Sébastien, Alice, Louis et Stella, 2 h chacun toutes les 6 h comme pour la transat. Le rythme est bien pris par chacun, mais ça peut être dur pour le cerveau fatigué de comprendre ce qui se passe quand il perd ses repères visuels de la journée, bref Stella est dispensée de ses deux premiers quarts de 22h-minuit que nous nous partageons. Allez, on avoue, le deuxième, on est resté à la veille car à la nuit tombée deux lumières nous ont occupés une bonne heure (est-ce des pêcheurs, des bouées de balisage de filet, des pirates, des voiliers ? Que font-ils ? Quelle route font-ils ?) Ensuite c’est un cargo qui a eu toute notre attention, nous ne voulions pas passer trop prêt de lui !

Finalement mis à part la première nuit un peu agitée puis le début de la seconde bien occupé la navigation s’est bien déroulée à une allure assez rapide. À notre arrivée vers 9h du matin nous ne trouvons pas de bouée libre, comme prévu, en effet nous avions lu qu’il était difficile d’en trouver une… C’est peu dire, c’est presque une mafia de la bouée à cette saison ! Le mouillage sur ancre étant interdit tout autour de l’île pour préserver les fonds marins, et les américains ne pouvant plus laisser leur bateau en sécurité ni au nord des Caraïbes (risque cyclonique) ni dans les îles vénézuliennes (risque pirato-politique) les 40 bouées sont donc prises d’assaut à partir du 15 juin jusqu’au mois d’octobre ! Alors le principe est simple, premier arrivé, premier servi ! Mais nous voyons rapidement qu’il fait connaître quelqu’un qui vous réserve sa bouée en partant ou quelqu’un qui se jette sur une bouée juste libérée pour vous la réserver en y attachant un paddle, une annexe… La fatigue de ces 3 jours de nav’ nous fait réserver une semaine à la Marina comme ça nous avons moins la pression pour trouver une fameuse bouée !

Rapidement l’ambiance de cette île nous ravit :

Tout d’abord le restaurant « Bistrot de Paris » situé dans la marina est tenu par Patrice un français super sympa, il a le cœur sur la main et nous donne pleins de conseils, essaie de nous trouver un instructeur de plongée francophone, nous emmène en voiture faire des courses et embauche même Louis les soirs de rush pour qu’il gagne ses premiers dollars !!

Ensuite l’ambiance entre plaisanciers est ici cordiale, tout le monde se salue, se parle facilement et Suzie anime une « Radio de mouillage » tous les matins à 8h à la VHF elle donne la météo, les événements à partager (Happy hour, soirée pique-niques partagés, plongées, nettoyage de la nature, cours de voile pour enfants….), les mouvements de bouées sont parfois évoqués, ventes, échanges, prêts et demandes d’aide diverses sont bienvenus! Nous n’avions jamais vu ça ! En plus il y a des enfants et des ados, Stella s’est fait une bonne copine !

Enfin toutes les activités proposées ici nous incitent à traîner un peu dans les parages.

Plongée : la chasse sous-marine est interdite et les fonds sont très préservés, donc riches en coraux, poissons et toutes espèces marines. Louis passera sur 3 jours l’open Water Dive (premier niveau de plongée PADI).

Kite-surf : les grands et Sébastien en sont déjà à leur troisième cours ! Ce n’est pas évident mais ça leur plaît !

Dance & more : Solveig et moi sommes inscrites dans un club de danse, Zumba-fitness pour moi et danse pour elle.

Owen est quant à lui ravi d’avoir ressorti sa draisienne et compte bien l’échanger par moment avec son copain Naël.

L’affaire des bouées, suite et fin : nous avons assisté à tous les événements sociaux du mouillage-marina , nous avons fait du bateau à bateau pour demander qui partait bientôt et qui voulait bien nous réserver sa bouée… Les Pachamama étaient OK, ouf et merci ! Finalement se sont les Yippie Yeah qui nous ont trouvé la perle rare ! Alors que nous venions de finir une bonne glace en ville, Virginie déboule dans le glacier, essoufflée, elle venait du ponton en courant nous annoncer qu’une bouée s’était libérée à côté de leur bateau et qu’ils avaient mis leur paddle dessus en guise de réservation ! Vite, pas question qu’elle nous passe sous le nez à une nuit de la fin de notre réservation en marina ! On part au pas de course : mettre un cadenas sur leur paddle, rentrer au port, envoyer Louis en sécurité supplémentaire sur la bouée, faire le plein d’eau et larguer les amarres du quai pour nous installer, enfin, au mouillage sur bouée !!!

Maintenant le temps ne nous presse plus, on va suivre nos envies pour rester plus ou moins longtemps ici. Avec bien sûr toujours un œil attentif sur la météo : surveiller l’absence de cyclone approchant notre zone, et repérer une période de calme pour passer par la suite le Cabo de Vela (cap Horn de la Caraïbe) passage obligé pour rallier la Colombie.

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