Transat, partie 1 : Canaries – Cap Vert

Départ de la Gomera, contournement par le nord de la dernière île des Canaries, El Hierro, pour éviter le dévent de la haute Tenerife.

Première à gauche

et tout droit sur le Cap Vert. Un ris dans la grand voile, le jour le gennaker et la nuit le génois. Les alisées de nord-est sont bien là, ils sont assez puissants et poussent Cat et Terres dans la bonne direction, la présence des poissons volants qui viennent s’échouer sur le pont (pour le grand bonheur de Naïa), nous confirme notre route sous les tropiques.

Pendant les 3 premiers jours la mer est assez inconfortable, le lit du vent n’étant pas aligné avec la houle. Mais la présence de nos équipiers rend l’organisation quotidienne et la prise des quarts facile et agréable. Cat et Terres a eu en permanence un membre de l’équipage au poste de barre à la vigie : sécurité optimale. Pour nous cela se traduit par une veille de 2 h toutes les 6h. En dehors de ces quarts, chaque jours, chacun vaque à ces occupations et missions, gestion des enfants à bord, cuisine, vaisselle, ménage, prise de météo, pêche, découpe de poisson, confection du pain.

La suite de la traversée se fera plein vent arrière, voiles en ciseaux sans GV puis gennaker seul, puis génois seul. Obligés de freiner Cat et Terres lancé à une moyenne de 6,5 noeuds pour arriver de jours au mouillage de Mindelo, port principal de l’île de Sao Vincente, archipel du Cap Vert.

Nous avons donc mis un peu moins de 6 jours pour cette traversée de 1500 km.

Cat et Terres s’est comporté admirablement tout comme Jojo le pilote auto qui a barré les 141 heures de nav’.

Côté pêche, la chance a enfin tourné, après 40 ans de frustration halieutique, Sébastien a sorti le gros lot! Une première daurade coryphène honorable de 75 cm est remontée par Jacques, elle remplira nos estomacs pour 3 repas. Sébastien, après une demi-heure de lutte acharnée, a sorti de l’eau un autre spécimen d’un mètre cinquante évalué à 25 kg! Nous n’étions plus à bord d’un voilier mais d’un bateau de pêche revenant de campagne! A peine sortie la bête est achevée au rhum (létal pour les poissons) puis Jacques, le couteau déjà entre les dents, entâme la découpe soigneuse du dit-poisson. Deux heures et demi plus tard les filets étaient mis sous vide pour conservation longue au frigo. Quelques filets à sècher pour tester.

Enfin à notre arrivée, après des formalités faciles, nous partons pour une petite escapade dans la ville et un bon café. Ici la préparation de Noël nous semble insolite, il fait 25°C.

2 commentaires sur “Transat, partie 1 : Canaries – Cap Vert

  1. Sympa de vous voir ensemble en « Marins Pêcheurs du grand large »
    Ça a l’air d’être une seconde nature !
    Bonne transatlantique …
    Bonne fin 2018
    Amitiés
    Éric C

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